Tests / 11 mars 2024
Direct Drive ou pédalier : mon parcours et mes priorités
J’ai remonté mon Thrustmaster TS-PC Racer pour le comparer au T818 et au Simagic Alpha Mini, en conservant autant que possible la même installation. Le but était de retrouver les sensations d’une base à courroie après plusieurs années de Direct Drive, puis de confronter mes impressions aux chronos. Cette vidéo de 2024 raconte aussi mon parcours et explique pourquoi je donne autant d’importance au volant et au pédalier.
Mon parcours : le volant compte aussi
J’ai commencé à la manette, puis avec un ensemble T300 fixé au bureau. Mon premier changement important a été le passage au pédalier load cell Thrustmaster T-LCM. Je roulais alors sur DiRT et F1, avant de découvrir iRacing. Le CSL DD 8 Nm et un châssis m’ont ensuite permis de gagner en position de conduite et en stabilité.
J’ai pourtant revendu le CSL DD pour revenir à un TS-PC Racer. La raison était le volant SF1000 : c’était celui dont j’aimais le plus la prise en main, et j’attendais l’arrivée du T818 pour conserver cet ensemble. Cette étape résume ma priorité : les mains touchent le volant, et le confort du grip peut compter davantage qu’une fiche technique de base.
Couple, sensations et protocole
Une base Direct Drive relie directement le moteur à la direction. Dans mon expérience, elle apporte surtout une rotation plus fluide et une meilleure lecture des effets. Une réserve de couple permet aussi de conserver de la marge pour les sollicitations fortes, sans rechercher en permanence une direction très lourde.
Il faut accorder le gain du jeu à ce que la base peut délivrer. Dans les essais, une demande trop élevée entraîne de la saturation et réduit la distinction entre certains effets. Le chiffre de couple seul ne décrit donc ni le confort ni la qualité du réglage.
Pour les comparaisons sur iRacing, je conserve le volant Thrustmaster Ferrari 488 GT3, le pédalier Fanatec V3 Inverted, les circuits et la Porsche GT3. Je reprends les mesures de hauteur, de distance au volant et de distance aux écrans. Le pédalier est volontairement identique : je ne compare pas des bundles complets de gammes différentes.
Le T818 comme premier repère
Je commence avec le T818 réglé à pleine puissance dans son gestionnaire, en mode Performance, puis j’adapte iRacing. Au Red Bull Ring, l’asphalte relativement lisse contraste avec les impacts marqués des vibreurs. Au Nürburgring, les mouvements de suspension et les irrégularités apportent davantage d’informations dans le volant.
Je trouve l’ensemble silencieux et agréable. Mon principal reproche concerne alors la butée de direction, insuffisamment nette dans cette version. Pour EA Sports WRC, je réduis le gain et passe en mode Sport afin d’obtenir une conduite moins fatigante. Le changement de volant par fixation rapide facilite cette transition entre les disciplines.
Retour au TS-PC Racer
Le bruit de la courroie et de la ventilation est immédiatement plus présent. Je sens aussi une texture mécanique dans la rotation, jusque pendant la calibration. Cela n’empêche pas de prendre du plaisir ni de comprendre le comportement de la voiture.
Sur le Red Bull Ring, je m’approche rapidement du chrono obtenu avec le T818. En revanche, certains vibreurs deviennent très discrets et les petites irrégularités se mélangent au ressenti de la courroie. Les données de retour de force montrent beaucoup de saturation avec mon réglage. Curieusement, je trouve la résistance en butée meilleure que celle du T818 essayé ici.
Le changement de volant demande davantage de manipulation, avec une vis et une bague à défaire. En rallye, la conduite reste amusante, mais je distingue moins bien les revêtements et je ressens toujours le mécanisme dans les corrections.
L’Alpha Mini et l’importance des réglages
Avec l’Alpha Mini, je retrouve une résistance nette et progressive, des impacts plus lisibles et une rotation fluide. Le préréglage iRacing contient trop d’effets de route pour mes goûts : je les adoucis tout en conservant les montées de force qui m’intéressent.
Le rallye demande aussi du temps de réglage, car le profil fourni ne me convient pas. Une fois ajusté, je trouve les corrections et contre-braquages très réactifs. Le système de fixation rapide simplifie les changements de roue. Après la session montrée, la base est tiède.
Ce que disent les chronos
Les meilleurs tours au Red Bull Ring restent très proches. L’Alpha Mini donne mon meilleur temps et une bonne régularité, mais c’est aussi la dernière base utilisée : l’apprentissage du circuit peut expliquer une partie du résultat. Le TS-PC devance même légèrement le T818 dans cette série. Des vibreurs moins présents peuvent encourager à les couper davantage ; plus d’informations ne signifie pas automatiquement un meilleur chrono.
Le même bon pédalier m’a permis de reproduire mes freinages malgré les changements de direction. C’est pourquoi je privilégierais un frein précis et une installation stable avant une base coûteuse. Le Direct Drive augmente nettement mon plaisir et la qualité des sensations, sans remplacer le travail du pilotage.
On aime
- La fluidité, les détails et les changements de volant rapides des solutions Direct Drive essayées.
- La régularité du freinage conservée grâce au même pédalier pendant le comparatif.
On a moins aimé
- Les profils parfois trop chargés et la butée du T818 dans la version de 2024.
- Le bruit et la lecture moins fine des détails avec le TS-PC.
Ces observations décrivent mon matériel et mes réglages en 2024. Les chronos restent proches et ne permettent pas d’attribuer un gain universel au Direct Drive.
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