Tests / 2 octobre 2024
Cammus C5 : essai de l’ensemble Direct Drive pour PC
Le Cammus C5 m’a surpris par la force et la douceur de son retour de force dans un ensemble aussi compact. J’ai testé le bundle avec ses deux pédales et son support de bureau, sur châssis puis dans une installation plus simple. L’objectif est de voir ce que cette proposition Direct Drive apporte pour débuter sur PC, et quels compromis accompagnent son prix contenu.
Le principe et le contenu du bundle
Le moteur est directement intégré à l’ensemble volant. Le C5 est annoncé à 5 Nm constants et, à l’usage, sa force m’a paru largement suffisante pour ce type de configuration. Le bundle présenté coûtait environ 349 € livré en France au moment de la vidéo. Cette comparaison de budget reste celle de l’essai.
Le volant en forme de D n’a ni fixation rapide ni jante interchangeable. Sa petite taille, autour de 27 à 28 cm, rappelle les ensembles de débutant auxquels il se mesure. Il fonctionne sur PC, sans compatibilité PlayStation ou Xbox. Il s’agit ici du C5 classique avec pédales au sol, pas de la version e-pedal évoquée dans l’introduction.
La boîte fournit l’alimentation XT60, les câbles, un ventilateur, des autocollants et les pattes de montage. J’ai apprécié la finition du revêtement et son accroche. Les commandes sont nombreuses, avec des boutons, trois encodeurs, un affichage à trois chiffres et une bande de LED. Les palettes sont minuscules, mais leur clic est franc et je les utilise sans difficulté particulière, y compris en F1.
Montage sur châssis et pédalier
Les fixations correspondaient à mon support et je n’ai rien eu à percer. On peut utiliser les deux pattes seules ou conserver une partie du support de bureau pour obtenir de l’inclinaison et installer le ventilateur. Le support s’assemble en quelques minutes ; les notices ne sont pas en français, mais les dessins rendent le montage compréhensible.
Les pédales demandent aussi un petit assemblage. Elles se fixent sur une base métallique et utilisent des capteurs magnétiques de position, sans load cell. Leur course est longue et ne se règle pas mécaniquement. Sur mon cockpit, j’ai donc fortement incliné le support pour retrouver une position convenable. Les faces me semblent également petites avec ma pointure 45.
Venant de pédaliers beaucoup plus évolués, j’ai eu besoin d’une adaptation. J’ai néanmoins retrouvé des repères et réussi à rouler correctement. Ce pédalier convient surtout à un premier ensemble simple ; les courbes logicielles restent son principal moyen d’ajustement.
Logiciel et réglages depuis le téléphone
Le logiciel sert aux mises à jour, aux profils, à l’angle de rotation et aux paramètres habituels de retour de force : amortissement, retour au centre et filtres. Il règle aussi les courbes du frein et de l’accélérateur, ainsi que la luminosité de l’écran et des LED.
L’application iOS ou Android permet de modifier les paramètres en temps réel, après création d’un compte Cammus. On y retrouve des profils du fabricant et de la communauté, et l’on peut enregistrer ses propres réglages. J’apprécie surtout les trois niveaux de butée logicielle : la limite de braquage est nette et donne une information claire en épingle.
Les essais dans plusieurs simulations
Sur iRacing, j’ai utilisé du dirt pour observer les changements rapides de direction, puis la Mazda MX-5 et des GT3. J’ai rapidement retrouvé mes marques avec une force convaincante. Sur Assetto Corsa Competizione, un profil personnel m’a donné un ressenti que j’ai également apprécié.
EA Sports WRC demande un peu plus d’attention à l’affectation des boutons, car le volant et la base y apparaissent séparément. Une fois cette étape passée, mon préréglage permet de rouler agréablement. Les petites palettes restent utilisables en rallye et un bouton peut servir de frein à main.
Au bureau : confort et maintien des pédales
Le format permet de rapprocher l’écran du volant. Le support se pose et se retire facilement, ce qui correspond bien à une installation partagée avec d’autres usages. Avec un siège de bureau, l’angle des pédales m’a paru plus naturel que sur mon cockpit.
Les patins améliorent l’appui et l’ensemble ne bascule pas pendant mon essai, mais il glisse encore au sol : j’ai besoin d’un mur ou d’un meuble derrière pour le retenir. Le câble est assez long pour réaliser une installation propre. Le fonctionnement général est discret, même si le ventilateur additionnel ajoute du bruit.
On aime
- Le retour de force et la réserve de puissance ressentie pour ce budget.
- Le format compact, le support amovible et la butée bien marquée.
- Les profils et les réglages accessibles depuis un téléphone.
On a moins aimé
- Le petit volant fixe, sans possibilité de changer de forme.
- La course des pédales non réglable et leur maintien à prévoir au sol.
- Le parcours d’achat peu clair sur le site du fabricant à cette époque.



