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Tests / 24 mars 2026

Cammus C12 : test d’un Direct Drive compact

Après le Cammus C5, je passe au C12, qui reprend le moteur intégré derrière le volant avec davantage de couple et de commandes. Son format reste compact et son prix annoncé dans cet essai est d’environ 600 €. Je m’intéresse autant au retour de force qu’aux compromis de cet ensemble : installation, refroidissement, qualité des commandes et possibilités de changer de volant à terme.

Un ensemble compact à installer

Le C12 réunit une roue de 30 cm, son panneau de commandes et une base Direct Drive annoncée à 12 Nm constants. Il n’y a pas de pédalier dans la boîte. On trouve les pattes de fixation, la visserie, le câble PC, une alimentation de 350 W et un ventilateur. Le support inclinable de bureau, commun avec le C5, s’achète séparément ; c’est aussi sur ce support que le ventilateur est prévu pour se monter.

Les pattes fournies reprennent un entraxe que l’on retrouve sur des supports compatibles MOZA ou Simagic. L’installation sur un châssis est donc assez classique malgré la forme inhabituelle du produit. L’alimentation utilise un connecteur XT60, fonctionnel mais peu raffiné dans sa présentation.

L’ensemble fonctionne sur PC. Les prises pour accessoires Cammus n’empêchent pas d’utiliser un pédalier d’une autre marque raccordé en USB à l’ordinateur. Le faible encombrement peut être intéressant pour rapprocher les écrans ou transporter le matériel, à condition de prévoir aussi le PC et les pédales.

Une roue remplaçable, un ensemble peu évolutif

La roue se dévisse du hub avec une fixation 6 × 70 mm. J’ai notamment pu monter une roue Porsche Fanatec. Les 30 cm d’origine me conviennent mieux que les 28 cm du C5, mais je préférerais encore un diamètre plus grand et une jante moins étroite. Le revêtement imitation cuir est assez ordinaire.

Cette possibilité de changer la jante ne doit pas être confondue avec un système de fixation rapide. Le hub reste lié à la base : on ne remplace pas tout l’ensemble de commandes par un volant Formula comme sur une base séparée. L’absence de palettes analogiques est donc plus contraignante, puisqu’on ne peut pas simplement ajouter un autre volant équipé pour l’embrayage.

Commandes, affichage et palettes

La face en carbone présente bien. Les dix boutons rétroéclairés, les rotatifs et les commandes directionnelles permettent de répartir beaucoup de fonctions. Les couleurs se personnalisent, mais les boutons portent déjà des inscriptions ; je préfère habituellement pouvoir choisir moi-même leur étiquetage.

Les boutons ont une course assez longue et sont bruyants. Les rotatifs mélangent plusieurs matériaux et certains tournent très facilement, ce qui demande de faire attention aux manipulations involontaires. Les petites palettes magnétiques en carbone sont plus grandes que celles du C5, avec un clic ferme. Elles restent modestes, mais leur position fonctionne correctement avec la roue d’origine.

L’afficheur à trois chiffres montre la vitesse ou le rapport engagé. La bande de régime et les voyants apportent les informations attendues, même si les LED restent très visibles et que la finition n’est pas particulièrement soignée.

Température et réserve de force

La puissance se ressent nettement et laisse de la marge dans les phases où plusieurs sollicitations se cumulent. Il n’est pas nécessaire de rouler constamment à la force maximale pour bénéficier de cette réserve.

En revanche, la base chauffe assez rapidement. La gestion thermique réduit légèrement la force pour limiter cette chauffe. Le ventilateur aide le refroidissement, mais je le trouve vraiment bruyant. C’est un compromis concret à intégrer si le silence de l’installation compte pour vous. Les estimations de couple de pointe évoquées oralement ne sont pas des mesures réalisées pendant ce test.

Réglages dans le logiciel Cammus

Je commence par vérifier les mises à jour, recentrer le volant et choisir son angle de rotation. Le logiciel règle aussi la luminosité, les couleurs des boutons, l’affichage de vitesse et la bande de régime. Certaines commandes sont répétées dans plusieurs onglets, ce qui rend l’organisation un peu déroutante.

Pour le retour de force, on retrouve amortissement, friction, inertie et effet ressort. J’ai tendance à réduire les effets ajoutés pour laisser parler le jeu, puis à ajuster le gain dans la simulation. Le filtre permet d’adoucir certaines sensations granuleuses ; je cherche un compromis qui conserve les bosses et les vibreurs. L’inversion du retour de force est également disponible.

La force de butée se règle séparément. En position forte, elle bloque franchement la rotation à l’angle choisi, ce que j’apprécie pour retrouver une limite de direction nette. Le logiciel propose aussi une protection lorsque les mains quittent le volant.

Sensations et bilan

Je ne ressens pas de crantage gênant en jeu et je n’ai pas rencontré d’oscillation pendant mes essais. Le retour de force est cohérent et agréable, avec une friction que l’on peut atténuer dans les réglages. C’est le principal argument du C12, au-delà du chiffre de couple.

Je reste moins convaincu pour quelqu’un qui cherche à faire évoluer régulièrement son installation. Une base séparée et ses volants demandent de comparer le budget complet, mais offrent davantage de choix. Le C12 garde surtout l’intérêt d’un ensemble puissant et compact.

On aime

  • Le retour de force souple, puissant et stable pendant l’essai.
  • Le format compact et les nombreuses commandes.
  • La jante remplaçable et la butée logicielle ferme.

On a moins aimé

  • Le bruit du ventilateur et la réduction de force liée à la chauffe.
  • L’absence de palettes analogiques et de changement rapide du hub.
  • La finition inégale des commandes et de l’éclairage.
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