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Tests / 20 août 2025

Pimax Crystal Light : retour à la VR après quatre ans

Après mes essais du Quest 2 puis du HP Reverb G2, j’avais laissé la réalité virtuelle de côté pendant plusieurs années. Le Pimax Crystal Light m’a donné envie de retenter l’expérience en simracing et sur Microsoft Flight Simulator 2024. Après plusieurs semaines, je retrouve une immersion très forte, avec une installation simple sur mon PC, mais aussi des limites précises de vision et de netteté.

Pourquoi revenir à la VR ?

Porter un casque m’est familier depuis les courses de drones FPV. Cette expérience m’a habitué au masque, à sa chaleur et à ses sangles, même si regarder une transmission vidéo de drone reste différent de la réalité virtuelle. Avec le Quest 2 essayé en 2021, l’impression d’être dans la voiture était immédiate, mais les éléments éloignés me paraissaient trop peu définis. Panneaux, autres voitures et points de corde devenaient difficiles à distinguer. Le Reverb G2 améliorait l’image sans me convaincre complètement.

Le Crystal Light revient donc dans un contexte bien précis : je recherche une continuité entre mon corps, le volant, les pédales et l’habitacle affiché. Le casque présenté ici fonctionne sur PC, avec une liaison DisplayPort ; je ne l’ai pas testé dans les simulations spatiales citées en introduction.

Déballage et adaptation au cockpit

La boîte contient le casque assemblé, les contrôleurs et leurs câbles de recharge, ainsi que le câblage DisplayPort et USB et l’alimentation. Pour conduire avec mon volant et mes pédales, les contrôleurs ne sont pas nécessaires. Le câble de cinq mètres laisse de la marge pour rejoindre le PC, mais son poids doit être pris en compte : je le fais arriver par le haut afin de limiter la traction vers l’arrière.

Les quatre caméras assurent le suivi de position sans installer de stations supplémentaires. L’écartement des lentilles se règle à la molette, avec une valeur visible dans le casque et dans le logiciel. Cela facilite le retour à mon réglage lorsqu’une autre personne l’a utilisé. Les écouteurs intégrés me donnent un son suffisamment immersif pour ne pas ajouter de casque audio ; je n’ai pas évalué le chat vocal.

L’arceau, la sangle et les mousses me permettent de trouver une position confortable. Je ne porte pas de lunettes et mon expérience de confort doit être comprise dans ce contexte. Le poids ne m’a pas gêné, malgré un léger mouvement de balancier. En revanche, les oreilles latérales de mes sièges limitent certains mouvements de tête : c’est une contrainte de mon installation qu’il faut anticiper.

Installation et premiers réglages

Je branche le DisplayPort sur la carte graphique, l’USB sur une prise USB 3.0, puis l’alimentation. Pimax Play gère la configuration et les éventuelles mises à jour. Après un rapide balayage de la pièce avec le regard pour calibrer le suivi, j’ai pu lancer mes simulations sans longue préparation.

Dans iRacing, je sélectionne OpenXR. Dans Le Mans Ultimate, je lance le mode VR depuis Steam. Mon réglage indispensable consiste à affecter le recentrage de la vue à un bouton facilement accessible sur le volant : une pression replace la caméra dans le cockpit après avoir enfilé le casque. Les commandes de conduite déjà configurées restent celles que j’utilise habituellement.

Sur mon PC équipé d’une RTX 5080, j’ai surtout augmenté la netteté dans Pimax Play. Ce réglage a nettement amélioré ma première impression. Je ne présente pas cette facilité comme un résultat garanti avec n’importe quelle configuration : sur mon autre installation équipée d’une RTX 3080, Flight Simulator demande davantage de compromis entre définition et fluidité.

En voiture et dans les airs

La profondeur transforme la perception de l’habitacle, des voitures et des distances. J’ai l’impression de mieux sentir les mouvements de la voiture et d’aller chercher les points de corde plus naturellement. Dans Flight Simulator, la possibilité de regarder vers le bas apporte une dimension supplémentaire : les repères au sol aident à apprécier la hauteur et les trajectoires d’approche.

J’apprécie les couleurs, la luminosité et la netteté de la route dans l’axe du regard. Mon interrogation concerne le premier plan : le volant et le tableau de bord paraissent moins nets tant que je ne baisse pas la tête pour les placer au centre. Ils restent lisibles, mais cette différence me semble excessive. Au moment du tournage, je n’en connais pas la cause exacte ; je ne tranche pas entre optique et réglages logiciels.

Ce que je conserve du triple écran

Le champ périphérique de mon triple écran rapproché reste plus large. Avec le casque, je perçois des bords sombres et je dois davantage tourner la tête pour surveiller une voiture qui me dépasse. La VR m’apporte donc une profondeur et une présence remarquables, sans remplacer automatiquement tous les avantages de mes écrans.

La connexion est restée stable pendant mes essais et le Crystal Light me donne envie de continuer. Je n’ai pas encore essayé le Quest 3 à ce stade : ce retour ne constitue donc pas un comparatif direct entre les deux.

On aime

  • La perception des distances et la présence dans le cockpit.
  • La stabilité de la connexion et la mise en route simple sur mon PC.
  • L’image dans l’axe et le confort obtenu sans lunettes.

On a moins aimé

  • Le champ périphérique inférieur à celui de mon triple écran.
  • Le premier plan moins net sans mouvement de tête.
  • L’encombrement du casque face aux oreilles latérales de mes sièges.
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