Tests / 2 septembre 2026
Pimax Dream Air : test du casque Micro-OLED
Le Dream Air est le casque Pimax qui m’a le plus surpris lors de ce test. Je retrouve une image très détaillée, mais surtout un format qui se fait beaucoup moins sentir sur la tête que les Crystal. Mon exemplaire Lighthouse, prêté par Pimax, reste un produit coûteux et son interface faciale a demandé des adaptations. Voici ce que cette combinaison change réellement dans mon cockpit.
Un format qui change le confort
Le poids annoncé de 170 g illustre le changement de format, même si le ressenti dépend aussi de la sangle et du câble. En passant des Crystal au Dream Air, je remarque surtout moins d’inertie lorsque je bouge la tête et moins de pression sur le visage. Dans une installation où je peux rester longtemps assis, cet aspect compte autant que la résolution.
Avec mon réglage de sangle, le casque tient bien et ne vient pas jouer sur mon nez comme certains modèles plus volumineux. Le contact de la partie souple autour du nez me plaît également davantage. Je préfère suspendre le câble au-dessus du cockpit, mais je l’ai aussi utilisé dans mon dos. Le petit boîtier de raccordement reste alors en retrait, sans venir me frapper pendant mes mouvements.
Micro-OLED et lentilles : les détails restent lisibles
Les écrans Micro-OLED apportent des noirs profonds et un contraste que j’apprécie particulièrement dans les cockpits sombres et les scènes nocturnes. Ce n’est pas seulement une question de couleurs : la lisibilité des petites inscriptions, des chiffres et des instruments est un des points qui m’ont le plus marqué.
Les lentilles pancake participent au format compact et à la clarté de l’image. Sur mon exemplaire, je peux profiter des détails sans retrouver les mêmes difficultés de placement que sur certains Crystal. Le signal arrive directement par DisplayPort, ce qui correspond bien à mon usage PCVR de simulation.
Je reste prudent avec les seuls chiffres de champ de vision. La version logicielle et la position des yeux ont un effet sensible, et mes mesures n’étaient pas toujours celles d’autres utilisateurs. Le mode large testé m’a convenu sans déformation gênante perçue. Je juge donc surtout l’espace réellement visible une fois le casque correctement installé.
Ce que j’ai modifié sur l’exemplaire reçu
Mon casque arrive avec une première version de l’interface faciale. J’avais anticipé ce point en prenant un kit Studioform et une mousse en similicuir. Je présente une épaisseur de 12 mm, choisie pour mon confort ; cela ne constitue pas une recommandation universelle pour toutes les morphologies.
J’ai également fixé l’interface à l’aide des emplacements de vis plutôt que de conserver uniquement sa fixation aimantée. Le léger mouvement qui me gênait se produisait surtout quand je mettais le casque. Une partie de la face avant de cet exemplaire de prêt s’était aussi décollée : je la montre telle quelle, sans en déduire que tous les appareils présentent ce défaut.
Ces détails tempèrent l’enthousiasme. À ce niveau de prix, je veux une expérience bien finie, même lorsque les qualités optiques sont très convaincantes. Les accessoires et les modifications montrés font partie des conditions réelles de mon avis sur le confort.
Installation Lighthouse et réglages logiciels
La version essayée utilise des stations SteamVR. Elle n’a pas de caméras frontales et ne permet donc pas de regarder la pièce en passthrough. J’ai essayé des bases de deux générations : la première acquisition du suivi m’a semblé plus simple avec les V2, puis le suivi est resté stable pendant mes sessions. Je n’ai pas testé la version SLAM dans cette vidéo.
Côté PC, le boîtier réunit DisplayPort, USB et alimentation. Pimax Play, puis Pimax EVO dans la version présentée, permettent de régler la fréquence, la résolution, l’IPD et de calibrer le suivi des yeux. L’eye tracking peut servir au rendu fovéal dynamique pour concentrer le détail là où je regarde, lorsque la chaîne logicielle l’exploite.
Je montre notamment le choix entre 72 et 90 Hz. Même avec une configuration solide, il faut adapter l’objectif au jeu et à la situation. Mes essais avec une RTX 5070 sur iRacing étaient très satisfaisants, mais la séquence chargée à Spa montre aussi une baisse de fréquence : ce n’est pas une promesse de fluidité constante dans toutes les conditions.
Audio et usage quotidien
Le son intégré me paraît meilleur que celui de précédents Crystal, tout en restant perfectible. Le micro est utilisable et les commandes du casque sont bien intégrées. Pendant mes essais, je n’ai pas été gêné par le bruit des ventilateurs internes ni par de l’air dirigé vers mes yeux.
Pouvoir accéder à certains réglages depuis le casque et recentrer rapidement la vue aide à rester dans la session. C’est finalement cette association entre maintien, faible encombrement et lisibilité qui m’a convaincu. Le tarif évoqué au moment de la vidéo, autour de 2 100 €, reste toutefois une limite importante.
On aime
- Le faible encombrement et le maintien obtenu avec mon interface adaptée.
- La clarté des instruments, les noirs et la profondeur de l’image.
- Le son intégré et les réglages accessibles pendant l’utilisation.
On a moins aimé
- Le prix élevé et les retouches apportées à mon exemplaire.
- Les bases externes et l’absence de passthrough sur la version Lighthouse testée.



