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Tests / 17 septembre 2026

Pédales actives : comparatif DIY, Simucube et MOZA

J’ai réuni une pédale active DIY, une MOZA mBooster et une Simucube ActivePedal Pro pour comparer leur installation, leurs réglages et leur comportement sous le pied. Leurs budgets sont très différents : je ne cherche pas à distribuer des points comme si elles occupaient le même segment. Ce qui m’intéresse, c’est de comprendre ce que l’on gagne en confort, en logiciel ou en liberté de fabrication.

Le réglage logiciel change la manière d’utiliser les pédales

Sur les trois solutions, un moteur et un mécanisme linéaire font travailler la pédale selon les efforts et les réglages demandés. Je peux modifier le début de course, la résistance et le déplacement disponible sans sortir du cockpit pour changer un ressort ou des élastomères. Après avoir été sceptique sur ce principe, je trouve les trois expériences crédibles sous le pied.

Le contact n’est pourtant pas identique. Ma version DIY laisse davantage remonter le grain du guidage dans sa structure imprimée. La mBooster me donne une sensation un peu plus résistante au départ, que je rapproche d’un comportement hydraulique. La Simucube paraît plus fluide. Ce sont mes impressions sur ces exemplaires ; je n’ai pas mesuré leurs frictions au banc.

Encombrement, course et repose-talon

Avant le logiciel, il faut pouvoir installer correctement ces pédales longues. Les platines habituelles de certains cockpits sont pensées pour des modèles passifs plus courts. Une base plate adaptée soutient mieux l’ensemble et permet de régler la relation entre talon et face de pédale.

C’est précisément le repose-talon Simucube qui m’a beaucoup plu. J’obtiens un mouvement de cheville naturel sans faire glisser le talon, ce qui me permet d’utiliser davantage de course. Avec la platine MOZA essayée, je n’ai pas retrouvé aussi facilement cette position. Cela influence forcément mon jugement sur le freinage : les pédales n’ont pas toutes été comparées sur une même platine.

La hauteur de face est réglable sur la Simucube et sur ma construction DIY, contrairement à la mBooster présentée. Cette dernière offre aussi une plage de déplacement plus courte. Je laisse de côté les estimations approximatives de longueur évoquées oralement : le point utile est de vérifier que la course et la géométrie correspondent à votre pied et à votre position.

Deux courbes à ne pas confondre

Je distingue la course physique de la pédale et le signal envoyé au jeu. La première définit où la pédale commence et finit son mouvement, ainsi que l’effort ressenti. La seconde détermine ce que Windows et le simulateur considèrent comme une commande de zéro à cent pour cent.

Simucube rassemble visuellement ces informations de façon particulièrement claire. Dans Pit House et dans le plugin DIY de SimHub, elles se règlent séparément. Ce n’est pas un obstacle une fois le profil compris, mais l’ergonomie Simucube facilite mon travail de mise au point.

Les profils existants servent de base, puis j’ajuste selon la voiture. Les effets télémétriques ont leurs propres réglages ; pouvoir essayer l’ABS sans lancer une session est utile pour choisir une intensité avant de rouler. La maturité du logiciel et du comportement des effets explique une grande partie de ma préférence pour la Simucube.

Ce que je ressens au freinage

L’ABS de l’ActivePedal Pro est celui que je préfère dans ce comparatif. Son déclenchement et ses variations me semblent plus naturels, avec une liaison très immédiate entre le jeu et mon pied. Je parle ici de ressenti, pas d’une mesure comparée de latence.

La bonne position du talon m’a également amené à essayer une course plus longue, avec laquelle je dose mieux mon relâchement de frein. La mBooster reste très agréable : sa face offre un contact convaincant et elle peut exploiter la pression ou le capteur d’angle. Je perçois surtout l’écart avec la Simucube sur l’ABS et l’ergonomie de mon installation.

Sur le DIY, l’ABS m’a parfois moins convaincu et il lui est arrivé de ne pas se déclencher. La géométrie construite, les matériaux, le firmware et les réglages changent le résultat. Mon exemplaire ne représente donc pas toutes les réalisations du projet.

Le DIY garde une liberté particulière

L’intérêt de ma construction ne se limite pas à son coût. Dans SimHub, je peux modifier des réglages depuis un tableau de bord sur le volant. Avec deux pédales identiques et le pont électronique prévu, je peux aussi passer du couple frein-accélérateur à un fonctionnement de palonnier pour l’aviation. C’est particulièrement pratique sur mon cockpit hybride.

Cette liberté s’accompagne de fabrication, de configuration et parfois de dépannage. Les solutions commerciales sont plus directes à utiliser, mais moins ouvertes à ces usages particuliers. Je ne promets pas davantage de vitesse avec l’une ou l’autre : l’apprentissage du circuit et mes habitudes évoluent aussi pendant les essais.

On aime

  • Simucube : logiciel lisible, fluidité, ABS et position du talon.
  • MOZA : comportement convaincant et réglages pression ou angle.
  • DIY : personnalisation, réglages depuis SimHub et fonction palonnier.

On a moins aimé

  • Le coût supérieur de la Simucube et ses accessoires à intégrer au montage.
  • La position du talon et la course plus limitée de la MOZA dans mon installation.
  • Le grain mécanique et le travail de mise au point du DIY.
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