Tests / 20 avril 2026
Simucube ActivePedal Pro : ce que propose la pédale haut de gamme
J’ai essayé l’ActivePedal Pro grâce à Monsieur Olive, qui m’a prêté son ensemble Simucube. Après mes expériences avec une pédale active DIY et la MOZA mBooster, je voulais comprendre ce que cette solution apportait dans mon utilisation. Ce retour porte sur plusieurs semaines de roulage : le logiciel et l’ABS comptent beaucoup, mais la plaque et le repose-talon jouent aussi un rôle décisif dans mon confort.
L’intérêt de l’ensemble et de la plaque
Je roule en chaussettes et je suis particulièrement sensible au contact sous le pied. Le repose-talon Simucube possède une pente douce, une longueur généreuse et une inclinaison réglable. Sa forme me permet de trouver un appui confortable et un bon angle pour actionner le frein.
La plaque facilite aussi le montage de cette pédale assez longue sur un support existant. Sur mon installation, ses perçages m’ont permis de monter et démonter l’ensemble facilement lors des changements de matériel. Elle représente une dépense supplémentaire, mais son intérêt dépasse pour moi le simple support de fixation.
L’accélérateur prêté est une ancienne version passive. Au moment de la vidéo, Simucube propose désormais la Co-Pedal pour remplir le rôle d’accélérateur ou d’embrayage. Il faut donc bien distinguer l’ensemble que je présente des compositions commercialisées ensuite.
Conception et contact sous le pied
L’ActivePedal Pro associe un load cell, un moteur et une vis sans fin pour déplacer la pédale selon l’effort exercé. Elle est annoncée avec une résistance maximale de 110 kg. J’apprécie sa présentation noire et orange, l’intégration du capteur et la qualité perçue de l’ensemble.
La face parfaitement plate et sans texture m’avait surpris au départ. En roulant, elle est devenue l’un des éléments que j’ai le plus appréciés. Sa hauteur et son inclinaison se règlent mécaniquement. Le point de départ défini dans le logiciel modifie aussi l’angle initial de la pédale, ce qui permet d’affiner la position sans quitter le siège.
À la main et hors utilisation, le rail n’est pas aussi libre ni silencieux qu’on pourrait l’imaginer. Je fais entendre son bruit dans la vidéo et je remarque un début de mouvement plus résistant. Cela ne décrit pourtant pas la sensation en jeu : une fois alimentée et réglée, la pédale devient très fluide sous mon pied. Le bruit mécanique se fond dans celui du PC et du jeu dans mon installation.
Connexions à prévoir
La pédale dispose d’un interrupteur et d’une entrée d’alimentation. La connexion au PC passe par le Simucube Link Hub : la pédale rejoint ce boîtier en RJ, puis le hub rejoint l’ordinateur en USB. C’est donc un élément à prévoir dans la composition de l’achat.
Des ports permettent également de relier les pédales complémentaires. La présentation évoque aussi le raccordement de pédales Heusinkveld. Dans cet essai, mon attention reste toutefois sur l’ensemble prêté et son comportement, pas sur une validation de toutes les combinaisons possibles.
Mes réglages dans Simucube Tuner
Je commence dans le menu de configuration par le point de départ, que j’apprécie autour de 8 mm. Sur l’écran principal, le graphique rassemble la courbe de force et les limites de signal envoyées au jeu. Je conserve une zone morte au début pour poser légèrement le pied et une petite marge en fin de course pour obtenir 100 % avant la limite physique choisie.
Je règle la course autour de 33 à 34 mm et la force à 34,5 kg. Ce sont mes préférences : je ne cherche pas un frein quasiment immobile. La plage proposée permet de descendre assez bas en résistance, ce qui compte pour ce type d’usage. J’ajoute environ 5 kg de précharge.
Le logiciel offre de l’amortissement à l’appui et au relâchement, de la friction et un réglage de dureté au début ou à la fin du mouvement. Je n’ai pas eu besoin d’ajouter ces effets pour apprécier la pédale. On peut enregistrer ses profils ou explorer ceux du catalogue, qui comprend des réglages de simracers et de pilotes.
Fluidité, freinage et ABS
Au fil des semaines et des simulations, la fluidité est ce qui distingue le plus cette expérience dans mon usage. Avec une résistance modérée et une course relativement longue, je ne ressens pas de grain sous le pied. C’est précisément dans cette plage que j’ai perçu une différence nette avec ma mBooster et mes versions DIY.
J’ai même allongé ma course de freinage, avec le sentiment de mieux travailler le relâchement progressif. Je me suis senti plus confiant et plus agressif sur certains freinages. Cela reste un ressenti personnel, sans protocole permettant de chiffrer un gain de performance universel.
L’ABS est le seul effet télémétrique que j’utilise réellement. Sa vibration me semble réactive, bien synchronisée avec le jeu et plus nuancée dans son intensité. Je la préfère aux simples vibrations de moteurs ajoutés. Je n’ai pas essayé l’ActivePedal Ultimate : ce retour ne permet donc pas de conclure sur la différence entre les deux modèles Simucube.
On aime
- La fluidité avec une force modérée et la qualité du contact.
- Le repose-talon réglable et le confort de l’ensemble.
- Le ressenti de l’ABS et les réglages regroupés dans Tuner.
On a moins aimé
- Le budget très élevé, évoqué autour de 2 000 € dans la vidéo, auquel il faut réfléchir à l’échelle de tout le cockpit.
Cette pédale me plaît beaucoup, mais je la considère comme un achat tardif dans une installation déjà bien équipée. Un budget comparable peut financer une grande partie d’un premier simulateur.
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