Communauté / 28 février 2024
Le Mans Ultimate : le bilan de la première semaine
Ce retour a été enregistré le 28 février 2024, une semaine après la sortie de Le Mans Ultimate en accès anticipé. J’y raconte des débuts contrariés par les bugs, mais aussi des courses qui m’ont donné envie d’y revenir. Mon avis porte sur cette première version : les problèmes de stabilité, les fonctions manquantes et les réglages évoqués appartiennent à ce contexte de lancement.
Une course qui change la perspective
Mes premières heures n’ont pas été simples. J’ai dû chercher comment faire fonctionner mes périphériques, SimHub et le triple écran, puis réinstaller complètement le jeu et nettoyer ses fichiers pour enfin accéder au multijoueur. Je ne peux pas attribuer cette panne à une manipulation précise : c’est simplement le parcours que j’ai connu sur ma machine.
Une fois en piste, le tableau change. L’événement « Le Mans 2.4 », disputé en GTE, m’a particulièrement marqué. Le temps accéléré fait traverser le coucher du soleil, la nuit et le petit matin ; le trafic multiclasse ajoute un travail permanent d’observation. J’ai terminé deuxième, après une course où les échanges avec les autres catégories m’ont paru propres et respectueux. Ce plaisir explique pourquoi je reste enthousiaste malgré les difficultés du début.
Le pilotage et le retour de force donnent envie de rouler
Je retrouve l’héritage de rFactor 2 dans un retour de force précis et une conduite exigeante. Les GTE, LMP2 et Hypercars demandent de la rigueur : une erreur se paie vite. C’est une qualité quand on cherche à comprendre la voiture, mais cela suppose déjà quelques repères de pilotage.
Sur ma Simagic Alpha Mini, j’ai fini par ajuster l’intensité dans le logiciel de la base, autour de 60 %, parce que le réglage spécifique à la voiture ne restait pas mémorisé dans mes essais. Ce choix répondait à un problème rencontré dans cette version ; ce n’est pas un profil universel à recopier sur toutes les bases.
Autre point utile : je réduis séparément les effets de collision et de bordure, ici à 60, plutôt que de baisser tout le retour de force pour calmer leurs secousses. Je conserve ainsi davantage d’informations dans la direction. Le but reste de sentir le comportement de la voiture sans laisser les effets les plus violents dicter le réglage général.
Une ambiance d’endurance déjà convaincante
Les modèles de voitures, les livrées officielles et les sons me plaisent beaucoup. Les circuits ont leur identité et le passage jour-nuit donne une vraie présence à l’épreuve. Le multiclasse fonctionne aussi en solo : on peut découvrir le trafic de l’endurance sans commencer par une course en ligne.
L’IA produit des situations animées, avec des erreurs et parfois des accidents. Les drapeaux et les panneaux lumineux rendent ces événements visibles autour de la piste. En revanche, je reste sur ma faim concernant les informations vocales. Durant ma course, j’aurais aimé être mieux renseigné sur les arrêts et la stratégie des adversaires proches. Je décris ce que j’ai entendu avec mes réglages, sans prétendre avoir vérifié toutes les possibilités audio.
Cette présentation demande aussi des ressources. Avec mon i9, ma RTX 3070 Ti et trois écrans en 1440p, je suis déjà près des limites de ma configuration. Baisser les options permet d’ajuster la charge, mais le compromis visuel m’a moins convaincu que le rendu obtenu avec des réglages élevés.
Un multijoueur présent, une prise en main exigeante
Le système de courses quotidiennes et d’événements, avec les classements de pilotage et de sécurité, était disponible dès le lancement. C’est essentiel pour l’intérêt du jeu, car le solo que j’ai essayé reste centré sur des courses isolées, sans carrière pour accompagner la progression.
Le niveau rencontré en ligne est déjà élevé. Pour quelqu’un qui découvre simultanément le simracing, les réglages du PC et le matériel, cette entrée en matière peut être rude. À cette date, je conseillerais plutôt de prendre ses repères avec des voitures moins rapides et un parcours débutant, avant d’aborder ce plateau d’endurance. Ce jugement concerne l’accessibilité, pas le plaisir que peut y trouver un pilote déjà installé.
Les obstacles de cette première semaine
J’ai subi plusieurs plantages et des menus très lents lorsqu’une session était lancée. Certains réglages revenaient à leur valeur précédente ; relancer une course pouvait aussi imposer un retour au menu principal. Le triple écran réclamait des manipulations peu évidentes, même si son ajustement directement en piste était pratique une fois accessible.
J’aurais également voulu une gestion plus complète des neutralisations et une possibilité claire de sauvegarder une longue course solo pour la reprendre plus tard. Je n’ai pas trouvé cette dernière fonction dans la version testée. Trois correctifs avaient déjà été publiés au moment de l’enregistrement, et les échanges sur Discord permettaient de faire remonter des incidents concrets, notamment aux stands.
On aime, on a moins aimé
On aime : le ressenti de conduite, les sons des voitures, l’ambiance multiclasse et les courses en ligne déjà présentes. Ce sont les raisons pour lesquelles j’avais envie de continuer à rouler.
On a moins aimé : les plantages, les réglages peu accessibles et les informations de course encore trop limitées à mon goût. Mon bilan de lancement reste positif sur la piste, mais nettement plus réservé sur le temps nécessaire pour y arriver dans de bonnes conditions.
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