Tests / 26 mars 2025
MOZA R12 V1 et V2 : le test et les évolutions du FFB 3.0
Après la R9, j’avais envie de découvrir ce que les 12 Nm de la MOZA R12 apportaient réellement, et de comprendre l’évolution du FFB 3.0. Mon essai aborde la base, ses différentes versions, son installation et ses réglages. Le résultat est convaincant en conduite, mais la chaleur, certains accessoires et la gestion des profils méritent autant d’attention que le chiffre de couple.
Une base compacte, plusieurs versions à distinguer
La R12 reprend le format compact de la famille R3, R5 et R9, avec une finition aluminium que j’apprécie. Le déballage comprend l’alimentation, le câble USB et la base protégée dans une housse. Aux prix évoqués lors du tournage de mars 2025, son rapport entre tarif et couple me paraît particulièrement intéressant. Je conseille toutefois de réfléchir à une vraie progression de puissance lorsqu’on change de matériel : multiplier les petits paliers peut coûter cher sans satisfaire durablement.
Il faut distinguer la R12 V1 et son encodeur 15 bits de la V2 annoncée avec un encodeur 21 bits. La fixation frontale a également évolué : les premières V1 n’en disposent pas, contrairement à une révision intermédiaire puis à la V2. Le nom R12 seul ne suffit donc pas à identifier toutes les possibilités d’une base, notamment d’occasion.
Quick release et installation
Le quick release de type D1 Spec offre une liaison ferme, sans jeu ni flexion dans mon montage direct. Je peux aussi construire une roue simple ou utiliser un volant d’une autre marque, à condition de prévoir sa propre connexion USB pour les commandes. Le montage mécanique compatible ne transmet pas automatiquement les données d’un volant concurrent par la base.
Les prises arrière accueillent les accessoires MOZA et permettent de réduire le nombre de câbles USB allant au PC. Pour un usage Xbox, j’évoque le volant ESX optionnel ; mon essai reste centré sur Windows. Sous la base, le perçage classique facilite l’installation sur un châssis. Je préfère un support rigide : le support de bureau que j’avais essayé avec la R9 pouvait apporter de la flexion.
Mon avis est moins favorable sur la rallonge MOZA testée ici. Elle se clipse par un quick release supplémentaire et j’ai constaté des claquements, que je réduis en baissant certains effets et la force. Je distingue bien cette réserve de la qualité du montage direct. Les changements de versions et d’accessoires demandent également de vérifier précisément la compatibilité avant de composer son installation.
Pit House : beaucoup de contrôle, quelques manques
Hors tension, je sens nettement le crantage du moteur. Une fois la base allumée et correctement configurée, ce cogging devient pratiquement absent à mes mains. Le rôle du logiciel est donc important dans le résultat final.
Pit House centralise les mises à jour des équipements MOZA, même lorsqu’ils sont branchés séparément en USB. Il propose l’angle de rotation, la force, l’amortissement, la vitesse de retour et l’interpolation. Les profils donnent un point de départ, mais leur sélection manque parfois de cohérence : plusieurs variantes existent pour certains jeux, alors que je ne trouve pas de préréglage Le Mans Ultimate lors du test. Lancer un jeu depuis Pit House n’active pas automatiquement mon profil préféré.
L’égaliseur de retour de force est l’un des outils que j’utilise le plus volontiers. Il permet notamment de réduire des vibrations liées à l’ABS sans simplement baisser toute la force. La butée de direction se règle aussi et donne une résistance nette en fin de course. L’application mobile, connectée en Bluetooth, offre une autre manière de modifier les paramètres sans quitter le jeu.
Ce que change le FFB 3.0 en piste
J’ai comparé ancien et nouveau firmware dans la même session iRacing en conservant les réglages. Le premier me paraissait déjà plus naturel que mon souvenir de la R9 ; le nouveau apporte surtout davantage de détails et une meilleure connexion aux pneus, à la route et aux suspensions. Ce n’est pas une révolution absolue : je ressens aussi moins de résistance, ce qui peut conduire à remonter légèrement la force dans le jeu.
Les 12 Nm sont appréciables dans les compressions et les grands appuis, notamment sur ACC et Le Mans Ultimate. Ils offrent davantage de marge avant saturation. Des oscillations restent toutefois possibles dans LMU. En rallye, je trouve rapidement un bon résultat dans Dirt Rally 2.0, tandis que certains profils EA Sports WRC demandent davantage de travail et me donnent une impression de retard dans la réponse.
Bilan au quotidien
La base chauffe davantage que je ne l’espérais ; cela dépend aussi de la force et des effets demandés. Je remarque un léger bruit dans une pièce silencieuse et l’absence de témoin lumineux sur la base rend facile l’oubli de l’éteindre. Ces réserves n’effacent pas le plaisir de conduite ni la possibilité d’ajuster finement le rendu.
On aime
- La réserve de couple et les détails du FFB 3.0.
- Le montage direct ferme et le format compact.
- L’égaliseur et la butée réglable de Pit House.
On a moins aimé
- La chauffe et l’absence de voyant de fonctionnement.
- Les claquements de la rallonge essayée.
- Les profils incomplets et leur sélection non automatique.



