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Tests / 23 juin 2025

Simagic Alpha EVO Sport : le test de la base 9 Nm

L’Alpha EVO Sport m’a surpris par sa réactivité et par la quantité d’informations qu’elle transmet avec ses 9 Nm. Après plusieurs semaines sur différentes simulations, je la considère suffisante pour mes besoins, à condition de soigner le montage et les réglages. Simagic m’a envoyé cette base pour l’essai, sans droit de regard sur la vidéo ; mon retour porte sur l’exemplaire et les fonctions disponibles au tournage.

Déballage et nouvelle conception

La boîte comprend la base, son alimentation, deux câbles USB et des vis de différentes longueurs pour le montage inférieur. Le second câble, en USB-C, est destiné à la fonction USB passthrough. La Sport est moins lourde que l’Alpha Mini ; son corps en aluminium et ses extrémités en plastique conservent une finition que je trouve soignée.

La première différence se sent en tournant l’arbre : il est léger, fluide et sans crantage perceptible. La gamme EVO change de moteur et adopte un encodeur 21 bits. Dans cet essai, ce qui m’intéresse surtout est le résultat dans les mains : une direction très réactive, capable de transmettre rapidement les variations de la piste.

Le quick release reste de type D1 Spec. La carte de contact avant a été remaniée, mais ce changement rend incompatible l’ancienne rallonge Simagic. Au moment du tournage, il faut attendre une nouvelle extension. Les fixations frontales intégrées ont également disparu ; le montage se fait par le dessous ou avec des accessoires latéraux adaptés.

Connectique, halo et fonctions annoncées

Les connexions sont désormais à l’arrière, ce qui simplifie le passage des câbles par rapport aux anciennes Alpha. J’apprécie le bouton marche-arrêt accessible sur la base. Les prises pour accessoires regroupent les équipements Simagic ; elles ne constituent pas un hub universel pour clavier, souris ou périphériques d’autres marques. Ces derniers peuvent toujours être branchés séparément au PC.

Le halo lumineux peut indiquer un profil ou des informations de télémétrie, comme l’ABS, les drapeaux et le contrôle de traction. Il se désactive dans le logiciel. Sa visibilité dépend toutefois beaucoup du volant : une roue GT ou formule peut le masquer presque entièrement, tandis qu’une roue ronde simple le laisse davantage apparaître.

L’USB passthrough est présenté comme une possibilité future pour faire transiter les données d’un volant tiers par un quick release adapté. Ce dernier est encore au stade de prototype dans la vidéo. Je ne présente donc pas cette fonction comme une solution déjà essayée avec tous les volants. La gamme UP+ concerne les accessoires et l’évolution des usages, pas une promesse d’augmenter librement la puissance de la Sport.

Installation et SimPro Manager

Pour le montage, Simagic propose notamment des supports latéraux permettant de régler l’inclinaison sur un profilé aluminium. Après connexion de l’alimentation et de l’USB, je configure la base dans SimPro Manager. Les profils s’accompagnent de captures indiquant les réglages à reproduire dans chaque simulation.

Le réglage de force maximale est regroupé sur un seul curseur. Dans mes essais, je conserve la capacité de la base et j’ajuste principalement la force dans le jeu. L’angle de rotation et la fermeté du soft-lock se règlent séparément. Cette butée nette m’importe beaucoup pour savoir quand j’ai atteint la direction maximale.

Le lissage, les détails de route, la friction et l’inertie permettent ensuite d’adapter le caractère de la direction. Je peux ajouter du poids au volant ou atténuer les effets rapides. Les préréglages de Le Mans Ultimate, iRacing et ACC m’ont donné de bons résultats, avec les réglages en jeu associés. Une fois le profil choisi, son activation automatique au lancement de la simulation fonctionne bien.

Ce que je ressens sur la piste

La direction me paraît naturelle, détaillée et communicative. Les transferts de masse, les textures de piste et les pertes d’adhérence sont faciles à suivre, notamment dans Le Mans Ultimate. La rapidité de réaction peut aussi transmettre des fréquences assez fortes : le réglage du slew rate et le lissage ont une utilité concrète pour les calmer.

Je remarque un bruit de frottement autour de la bague, que je signale dans la vidéo comme faisant partie du fonctionnement prévu. En revanche, je n’ai pas retrouvé la chauffe de mon Alpha Mini dans les conditions de cet essai, ni entendu la ventilation se déclencher.

Les 9 Nm m’ont suffi dans la plupart de mes sessions. Les rares saturations citées concernent surtout des contenus modifiés d’Assetto Corsa. Cela reste mon expérience, pas une garantie universelle. La rigidité du châssis est également déterminante : si les effets mettent trop l’installation en vibration, je conseille de réduire les détails ou la réactivité avant de baisser systématiquement toute la force.

On aime

  • Le retour de force fluide, réactif et riche en informations.
  • Les profils utiles et leur activation automatique.
  • La connectique arrière et l’absence de chauffe gênante pendant mes essais.

On a moins aimé

  • L’ancienne rallonge devenue incompatible.
  • La disparition des points de fixation frontale intégrés.
  • L’absence de compatibilité officielle console au moment du test.
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