Tests / 13 juin 2024
Simagic Alpha Mini : le bilan après six mois
Après six mois avec une Simagic Alpha Mini achetée d’occasion, je fais le point sur son installation et ses sensations dans mes simulations habituelles. Cette base m’a particulièrement plu en circuit, avec un retour de force que je trouve naturel et facile à lire. Mon bilan reste plus nuancé sur EA WRC. Il concerne l’Alpha Mini et le logiciel de l’époque, pas les générations EVO sorties ensuite.
Une base compacte à intégrer au cockpit
L’Alpha Mini donne une impression de solidité. J’aime son aspect sobre et ses possibilités de fixation par le dessous ou les côtés. Selon le support utilisé, des équerres peuvent aider à obtenir l’inclinaison recherchée. Dans mon installation, une rallonge de colonne permet également de repousser la base derrière les écrans.
L’interrupteur placé sur le câble d’alimentation paraît simple, mais je lui ai fabriqué une fixation accessible depuis le siège. Comme l’arrière de ma base est caché, cette solution est finalement pratique. Le connecteur USB latéral ne me gêne pas non plus, même si ce placement peut être moins discret sur un autre cockpit. La petite lumière verte en façade m’agace davantage, car je ne peux pas simplement la supprimer.
Quick release et choix des volants
Le raccord D1 Spec me plaît pour sa rigidité. Son engagement mécanique est franc et inspire confiance. Les volants Simagic communiquent avec la base selon le système prévu pour cette génération ; pour un volant tiers, je garde une liaison USB indépendante vers le PC.
Un raccord et une électronique adaptés permettent aussi de monter une roue simple, un volant DIY ou un modèle tiers USB. Je ne confonds donc pas le fait de pouvoir fixer une roue avec la compatibilité de ses boutons et de son écran.
SimPro Manager : partir d’un profil, puis affiner
Le logiciel n’est pas particulièrement spectaculaire visuellement, mais il donne accès aux réglages utiles de couple, de sensibilité et d’effets. J’apprécie la sélection du profil associée au jeu lancé, ainsi que les recommandations pour les paramètres côté simulation.
Le réglage de fréquence du retour de force m’intéresse surtout pour faire varier sa texture. Je peux chercher quelque chose de plus doux et organique ou conserver davantage de détail. Le résultat dépend aussi du volant monté, de son poids et de son diamètre ; je ne retiens donc pas un réglage unique valable pour tous.
La butée logicielle de direction est également bien rendue, avec plusieurs niveaux de résistance. Comme la force annoncée de 10 Nm, suffisante pour mes configurations, cette fonction compte au quotidien.
Les différences se ressentent d’un jeu à l’autre
Sur iRacing, le profil de départ me convient déjà très bien. Les informations de route me semblent équilibrées, sans le grain que j’avais ressenti sur d’autres bases. En rallye sur Dirt, j’apprécie les mouvements de volant fluides et les appels-contre-appels naturels. Avec le GT NEO, les GT3 sont également très agréables à conduire.
Le Mans Ultimate me donne des sensations de pneus et de vibreurs particulièrement intéressantes. Assetto Corsa Competizione me paraît moins expressif sur certains mouvements de suspension ; je présente cette différence comme mon ressenti des jeux, pas comme un défaut que la base pourrait forcément corriger.
Sur EA WRC, j’ai eu plus de difficulté à trouver mon équilibre. Dans ce titre précis, j’avais préféré certains réglages de mon MOZA R9. Cela ne remet pas en cause tout le bilan, mais m’empêche de recommander l’Alpha Mini sans nuance à quelqu’un qui ne roule que sur ce jeu.
On aime
- La construction rigide, le quick release et les possibilités de montage.
- Le retour de force fluide et lisible dans mes jeux de circuit.
- Les profils logiciels et l’absence de problème de chauffe constaté pendant mes essais.
On a moins aimé
- Une mise au point moins convaincante pour moi sur EA WRC.
- La LED frontale et certains détails de connectique, selon l’installation.



