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Mon simulateur / 9 février 2026

Cockpit dynamique : trois configurations d’écrans comparées

Avec les vérins Simrig SR3 prêtés par Stealth-Gamer, j’ai comparé trois façons d’installer les écrans et le volant autour d’un cockpit dynamique. Je voulais comprendre pourquoi certaines configurations me semblaient cohérentes et d’autres moins naturelles. Ce retour mélange montage, réglages et sensations personnelles : il ne cherche pas à imposer une seule bonne méthode, mais à montrer les compromis que j’ai réellement rencontrés chez moi.

Trois configurations et une même question

Je commence avec les écrans solidaires du châssis. Je les place ensuite sur un support indépendant, en laissant bouger le volant avec le cockpit. Enfin, je fixe le volant à la structure des écrans pour ne déplacer que le siège et les pédales. Une caméra embarquée aide à montrer le décalage entre mes repères physiques et le tableau de bord affiché.

Le système offre trois degrés de liberté : tangage, roulis et déplacement vertical. J’ai également essayé l’aviation, mais la course de 70 mm m’a moins convaincu pour les montées et descentes. Le logiciel présente alors cette utilisation en bêta. Je concentre donc cette comparaison sur la conduite automobile.

1 — Les écrans intégrés au châssis

La première installation utilise trois écrans Full HD de 27 pouces, fixés avec des éléments réemployés de mon Trak Racer TR80. C’est un montage personnel assez simple, pas une structure conçue spécialement pour ces essais. Les écrans suivent le déplacement du siège et du volant : leur position relative reste cohérente dans mon champ de vision.

Je désactive le mouvement de tête dans la simulation afin de ne pas ajouter un déplacement visuel à celui du matériel. Dans les réglages Simrig, je privilégie aussi le suivi de la géométrie de la piste : je veux sentir les changements de pente, tout en conservant bosses et vibreurs.

Le résultat me plaît immédiatement. La montée du Raidillon, les irrégularités et les petits chocs donnent beaucoup de vie à la session. Certaines corrections restent trop violentes à mon goût et mériteraient d’être adoucies. Avec des réglages plus chargés réalisés auparavant, j’avais parfois ressenti un inconfort ; pendant les tours montrés ici, je me sens bien.

Il faut aussi distinguer les bruits : une partie vient du support de siège fatigué et des fixations, pas seulement des vérins. Cette configuration donne beaucoup de sensations, sans pour autant reproduire exactement les mouvements d’un corps dans une voiture réelle.

2 — Les écrans fixes, le cockpit mobile

Je passe à trois écrans de 32 pouces sur un support indépendant. L’avantage pratique est clair : il devient plus facile d’installer de grands moniteurs, sans leur transmettre directement toutes les secousses. Je n’ai pas endommagé mes écrans intégrés pendant ces essais ; les interrogations sur leur longévité restent donc une considération de montage, pas un résultat démontré ici.

Le premier travail consiste à éviter tout contact entre la base et les écrans. J’utilise le test des axes de Simrig, puis leurs combinaisons, pour vérifier l’espace disponible sur toute la course. Cela m’oblige à garder la base assez basse. Placer les écrans derrière elle simplifierait la disposition, mais augmenterait leur distance par rapport aux yeux.

En piste, ce qui me dérange surtout est le mouvement du volant réel devant un tableau de bord qui reste sur des écrans fixes. Je joue sur les réglages de caméra d’iRacing, notamment les mouvements de tête et de châssis, sans retrouver la cohérence que je recherche. Les bosses correspondent aux sensations, mais les déplacements plus larges, surtout en roulis, me paraissent décalés.

Mon réglage comporte beaucoup de roulis, ce qui accentue le phénomène. Quelqu’un utilisant de faibles amplitudes peut avoir un autre ressenti. J’évoque Screenway de Qubic System comme une piste de correction de la vue, mais je ne l’ai pas testé dans cette vidéo. Les autres systèmes ou une installation 6DOF restent également des pistes à explorer.

3 — Écrans et volant fixes, siège et pédales mobiles

Le troisième montage demande plusieurs heures et davantage de profilés. Les vérins passent sous la partie siège et pédalier de mon cockpit principal ; le volant, les écrans et les accessoires rejoignent une structure séparée. Il faut presque construire un second châssis et mon montage provisoire conserve un peu de souplesse, qu’il faudrait renforcer.

Cette organisation se rapproche du principe d’un seat mover, avec le déplacement vertical en plus. Le volant reste aligné sur le tableau de bord tandis que mon corps bouge par rapport à lui. Les sangles et les éléments fixes de l’habillage rendent ces mouvements plus visibles et renforcent mon immersion.

Je change nettement les réglages : environ 5 % de tangage dans chaque direction, davantage de roulis et peu de déplacement vertical. Je désactive le suivi de la géométrie de la piste ainsi que les secousses de changement de rapport des vérins. Mon bass shaker conserve ce dernier effet, avec une vibration que je préfère. Je garde davantage de relief sur les bandes rugueuses et choisis l’intensité normale plutôt que le mode brut.

Ce que je retiens des essais

Cette dernière installation me paraît moins violente et plus cohérente avec le déplacement du corps que je recherche. Le mouvement du pédalier ne me gêne pas. En revanche, je perds une partie des grandes variations de relief qui rendaient les écrans intégrés amusants.

Elle interroge aussi le budget : je n’utilise qu’une partie de la course et de la capacité des SR3, tout en ajoutant une structure. Un système moins puissant ou un seat mover pourrait répondre à ce besoin, mais je ne peux pas conclure sans les essayer. Un seat mover simple ne fournit pas non plus le même déplacement vertical.

Je garde finalement cette troisième configuration pour poursuivre l’expérience. Mon choix dépend de mes réglages et de mes repères visuels ; ces essais montrent surtout qu’il faut penser ensemble mouvement, position des écrans et place du volant.

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